« Cris, tambour, danse, danse, danse, danse ! Je ne vois même pas l’heure où, les blancs débarquant, je tomberai au néant. Faim, soif, cris, danse, danse, danse, danse ! » (Arthur Rimbaud, « Mauvais Sang », Une Saison en Enfer, 1873) Une sarabande folle...
Lire la suiteJérémy Bonnamy, extrait de PARCOURS, février 2017
De la profusion de la couleur à la profondeur du noir, Lettre à Jérémy, Si tu t’inscris d'emblée dans une filiation du geste et de la projection de couleurs sur la toile, il est frappant de voir comment ta palette s'est dépouillée pour élire sa prédilection...
Lire la suiteClaude Abad, extrait de PARCOURS, février 2017
Géologie de Claude Abad Comment ne pas évoquer une terre minérale en ses jardins et portraits, faite de ravinements, de stries, de morceaux ? Chaos qui n'atteint pas la figuration mais touche à l'énigme, interne dans un jeu de miroir des portraits, intime...
Lire la suiteFernand Soual, extrait de PARCOURS, février 2017
Terre calcinée Terre calcinée sous ciel gris. Ou peut-être devrais-je dire terre à ciel, ciel à terre du grisâtre où percent parfois le sang de nos épopées, le bleu de nos espérances, et la pourpre de nos rêves. Je suis de la tribu du fin fond, issue...
Lire la suiteBruno Sellenet, extrait de PARCOURS, février 2017
Âpres visages, âpres vérités Je dirai la dureté des visages, malgré le diaphane de la peau-parchemin froissée par votre créateur pour mieux signifier votre fragilité. Elle ne réside pas dans la gueule cassée, dans la maigreur squelettique, elle est tout...
Lire la suiteParution de PARCOURS, février 2017, co-édité par l'association "Les oiseaux de passage" du Somail.
Parcours: quatre artistes (Bruno Sellenet, Fernand Soual, Claude Abad, Jérémy Bonnamy), quatre univers interrogés par l'écriture (Rémy Soual), un parcours à cinq donc, à la croisée de la poésie et des arts plastiques... « Au-delà des variations techniques,...
Lire la suiteLes Fragments du Cri, 2
« L’amour, c’est le cri de l’aurore, l’amour c’est l’hymne de la nuit. » (Victor Hugo, Les Contemplations, 1856) La figure du patriarche a su exalter la force de l’amour conçu comme un cri : extase ou revendication, à la lueur de l’aube ou au cœur de...
Lire la suiteLes Fragments du Cri, 1
« Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu’il est absurde. » (Charles Baudelaire, Du vin et du haschich, 1851) L’émotion parfois est ce tremblement qui parcourt le corps et sort dans un cri qui dépasse ce que l’on juge...
Lire la suiteLe Cri
Le Cri Plus grand que la bouche qui le pousse, il retentit, perce les parois de nos prisons, résonne dans toutes les consciences qui n'en ressortent pas indemnes, mais ébranlées par sa puissance, elles ne peuvent dès lors faire comme si ce dernier n'avait...
Lire la suite"Chant", hymne.
Il s'élève lentement. Il emplit peu à peu l'espace, fondateur. Il se fredonne comme un petit air frondeur. Il touche à l'essentiel. Il dépasse les voix qui le portent. Chant de ré-enchantement. A l'heure où le réel laisse un goût amer, il est cette capacité...
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